« Vivaldi et moi », une splendide ode à la musique et à la liberté


Le metteur en scène d’opéra Damiano Michieletto filme la rencontre entre une violoniste orpheline et le compositeur vénitien Antonio Vivaldi.

L’héroïne se nomme Cecilia, jolie violoniste de 20 ans, pensionnaire de l’Ospedale della Pietà, à Venise. En ce début de XVIIIsiècle, l’institution recueille et forme de jeunes orphelines à la musique et constitue un orchestre féminin d’excellence.

Ses musiciennes se produisent pour la noblesse vénitienne ou pour les souverains d’Europe de passage dans la Sérénissime en se dissimulant derrière une grille à l’église ou le visage caché derrière un masque. L’orchestre finance les activités de la Pietà et rivalise avec d’autres institutions musicales vénitiennes, elles aussi toujours en quête de riches mécènes.

Servantes et musiciennes aux capes écarlates, ces jeunes filles ne peuvent quitter l’Ospedale qu’au bras d’un mari qui les aura choisies et payées et au prix d’un renoncement à la musique, et Cecilia a les faveurs d’un militaire galonné, soucieux d’obtenir une épouse vierge et dévouée à son retour de la guerre…

C’est dans ce contexte qu’advient l’arrivée d’un nouveau maître de musique à l’Ospedale : Antonio Vivaldi n’est pas encore le compositeur adulé dans toute l’Europe des années 1720, et a l’allure austère d’un prêtre solitaire et souffreteux. Il enseigne, compose, dirige avec une ferveur inédite en ces murs. Le chef prend sous son aile Cecilia, lui fait fabriquer un nouveau violon par le meilleur luthier de la ville, et les yeux tristes de la jeune fille brillent d’un feu nouveau.

 

 

 

Antonio Lucio Vivaldi (1678-1741), était un violoniste et compositeur de musique baroque italien.

Il a été l’un des virtuoses du violon les plus célèbres et les plus admirés de son temps, reconnu comme l’un des plus importants compositeurs de la période baroque, en tant qu’initiateur principal du concerto de soliste, genre dérivé du concerto grosso.

Son influence, en Italie comme dans toute l’Europe, a été considérable, et peut se mesurer au fait que Jean-Sébastien Bach a adapté et transcrit plus d’œuvres de Vivaldi que de n’importe quel autre musicien.

Son activité s’est exercée dans les domaines de la musique instrumentale, particulièrement au violon mais également dédiée à une exceptionnelle variété d’instruments, de la musique religieuse et de la musique lyrique. Elle a donné lieu à la création d’un nombre considérable de concertos, sonates, opéras, pièces religieuses.

Aujourd’hui, certaines de ses œuvres instrumentales, notamment les quatre concertos connus sous le titre Les Quatre Saisons, comptent parmi les plus populaires du répertoire classique.

 

 

 

 

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