« Michael », un biopic sur l’ascension de Michael Jackson


Le biopic  sur le roi de la Pop, Michael Jackson, mort le 25 juin 2009, est sorti dans les salles de cinéma ce mercredi 22 avril. Ce film réalisé par Antoine Fuqua retrace l’ascension fulgurante de l’artiste mais laisse de côté les zones d’ombre et les accusations qui ont marqué sa vie.

Ce film est produit et supervisé par la famille Jackson : son enfance avec un père tyrannique, le succès avec ses frères les Jackson 5, avant la consécration et l’album « Thriller« , le plus vendu de tous les temps, et c’est Jaafar Jackson, le neveu de la star, qui joue Michael dans le film.

L’histoire dans ce biopic s’arrête en 1988 et ne revient donc pas sur la période sombre du chanteur, accusé dès 1993 d’agressions sexuelles sur mineur. En 2005, il y eut même un procès, le chanteur sera acquitté, un sujet qui divise les fans. Une suite du film sur la fin de la vie plus obscure de Michael Jackson serait déjà envisagée.

 

 

 

En attentant de revoir un alias de Michael Jackson au cinéma, et pour les plus jeunes d’entre vous qui le découvrent, voici quelques-uns de ses clips musicaux, pensés depuis Thriller comme des œuvres cinématographiques et donc confiées comme telles à d’illustres réalisateurs.

 

« Thriller » (1982)

Ce clip de près de 14 minutes réalisé par John Landis est diffusé en première mondiale sur la chaîne musicale MTV le 2 décembre 1983(Nouvelle fenêtre). Ce clip musical est un court-métrage qui crée un nouveau standard dans l’industrie musicale. Considéré comme révolutionnaire, Thriller est devenu le premier clip à être intronisé au National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès américain, pour son importance culturelle. 

 

 

Retrouvez un article que j’ai publié pour les 40 ans du clip.

 

« Bad » (1987)

La sortie de Bad est un événement mondial en 1987. Wesley Snipes donne la réplique à Michael Jackson dans un clip de 18 minutes réalisé par Martin Scorsese dans les rues de Harlem. « Nous avons dépassé le calendrier prévu, rien que la séquence de danse a pris deux semaines et demie », a confié le cinéaste américain dans Rolling Stones.

 

 

« Billie Jean » (1982)

Le son ponctué d’un beat en boucle de Billie Jean, coproduit par Quincy Jones, allié au style que Michael Jackson arbore dans le clip l’ont rendu iconique. Qui pourrait oublier le costume en cuir noir, le nœud papillon rouge, sa chemise rose et le sol qui s’illumine quand Michael Jackson pose ses pieds ?

 

 

« Beat It » (1982)

Le clip, réalisé par Bob Giraldi, comporte une séquence de danse emblématique qui a propulsé la chorégraphie de Michael sous les feux de la rampe. On y entend le guitariste Eddie Van Halen dans un solo devenu légendaire. Ce mix de rock et de pop est l’œuvre du producteur Quincy Jones.

 

 

« Black or White » (1991)

La vidéo de 1991 a été diffusée pour la première fois simultanément dans 28 pays et devant plus de 500 millions de téléspectateurs, ce qui en faisait à l’époque le clip musical le plus regardé de tous les temps. La technique utilisée pour fusionner les visages des personnes était rare à l’époque. Entre les pas de danse qui font le tour du monde et la séquence de morphing qui reflète la diversité de l’espèce humaine, Black or White est une ode à notre humanité commune et à la nature qui l’abrite.

 

 

« Smooth Criminal » (1987)

C’est le clip dans lequel Michael Jackson réalise son Moonwalk, un pas de danse devenu célèbre depuis et repris par une ribambelle d’artistes et surtout sa fameuse inclinaison à 45 degrés où le danseur défit la gravité. Les mocassins noirs de la marque Florsheim que le chanteur arbore sont collés au sol, rapporte Le Figaro, quand il exécute le pas dans le clip. La séquence fait appel à des effets spéciaux. Quand il décide de reproduire le mouvement sur scène, il lui faut des chaussures spéciales qui feront l’objet d’un brevet.

 

 

« They Don’t Care About Us » (1995)

Ce clip, plaidoyer contre l’injustice et les inégalités sociales, dénonce toutes les formes de haine et les violences policières. Il en existe deux versions, l’une tournée dans une prison new-yorkaise et l’autre dans une favela de Rio de Janeiro au Brésil. Tous les deux ont été réalisés par Spike Lee. La version brésilienne a été tournée au milieu de la foule et les intrusions de deux femmes pendant la prestation de Jackson ont été gardées dans la version finale du clip.

 

 

Sur ce titre, Michael Jackson collabore avec le groupe Olodum, originaire de Salvador de Bahia. C’est à la fois une formation musicale et un mouvement qui promeut la justice sociale. Leur logo, le symbole « Peace & Love » avec les couleurs jaunes, rouge et vert, se retrouve sur la garde-robe de Michael Jackson dans le vidéoclip.

 

 

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