Le groupe américain OK Go, célèbre pour ses clips musicaux ingénieux, frappe encore fort avec la vidéo de son dernier titre, “A Stone Only Rolls Downhill”.
Réalisée par Damian Kulash et Chris Buongiorno, cette œuvre visuelle impressionnante a nécessité huit jours de tournage et des milliers de prises pour donner vie à un concept unique : cette vidéo a été réalisée en combinant 64 vidéos individuelles, filmées séparément mais parfaitement synchronisées, chaque écran devenant une pièce d’un puzzle vivant où les mouvements des membres du groupe et les effets visuels se prolongent d’un téléphone à l’autre.
En s’écartant des effets numériques, OK Go privilégie une approche artisanale et humaine, où chaque écran apporte une pièce du puzzle, oscillant entre harmonie et dissonance pour former une image globale.
Et voici leurs précédents délires, à retrouver sur leur chaîne YouTube.
Dans « Upside down & inside out », mis en ligne le 11 février 2016, le groupe y tournait en apesanteur dans un avion sans gravité, s’envoyant des boules de couleurs et des ballons remplis de peinture, tandis que de charmantes hôtesses de l’air dansaient.
Un clip réalisé avec des mono-roues et une seconde partie bluffante : chorégraphie d’une synchronisation quasi parfaite avec de très jolies ombrelles portées par 2300 danseurs pour réaliser différents tableaux, filmés depuis des drones; la vidéo a été tournée à un rythme plus lent que celui de la chanson, afin de faciliter la tâche aux danseurs.
Un clip tout en trompe-l’œil, coréalisé en 2014 par Aaron Duffy et Bob Partington, en compagnie du chanteur Damian Kulash, qui s’inspire notamment des travaux de l’artiste tessinois Felice Varini, spécialiste des trompe-l’œil géométriques : en quatre minutes, on y découvre une vertigineuse succession d’illusions d’optique.
Un clip dont l’instrumental se fait avec les quatre musiciens conduisant une voiture bardée de bâtons ou bouts de caoutchouc, casques et ceintures bouclés, en frappant au passage des tonneaux, bouteilles, pianos, guitares… afin d’en extraire la chanson.
Un clip fou réalisé façon machine de Rube Goldberg avec un jeu de dominos géant où des objets hétéroclites s’entrechoquent, roulent, dégringolent pour former une chaîne rocambolesque (avec un chouette final) : impressionnant plan-séquence ayant mobilisé 60 personnes durant un mois et demi.
La même en version acoustique et bucolique.
Un clip en explosion de couleurs.
Un clip impressionnant (dans tous les sens du terme), réalisé en stop motion (une série de photos qui donne l’illusion du mouvement), devant un mur rempli de pas moins de…567 imprimantes.
Pour le clip de White Knuckles, OK Go fait cette fois appel à 12 chiens : les quatre membres du groupe se servent d’obstacles, planches ou meubles pour les faire circuler, dans une chorégraphie maîtrisée jusqu’au bout des pattes.
En 2005, à l’époque où YouTube était tout juste balbutiant, le quartet de Chicago bluffait le monde avec l’une des premières vidéos virales, celle de leur clip de Here It Goes Again (sur l’album Oh No), où les quatre musiciens y allaient de leur chorégraphie millimétrée sur des tapis de course : et un Grammy Award pour la meilleure vidéo.
Le clip met en scène le groupe qui danse au ralenti pendant dix-huit heures (nuit comprise), dans un parc de Los Angeles.
Je trouve ça impressionnant je ne sais pas comment ils FONT