Les Grammy Award ou Grammies (initialement intitulées les Gramophone Awards, du nom de l’ancien appareil permettant de jouer mécaniquement un morceau de musique enregistrée), sont des récompenses créées en 1958, et décernées chaque année aux États-Unis par la National Academy of Recording Arts and Sciences afin d’honorer les meilleurs artistes et les meilleurs techniciens dans le domaine de la musique.
La 66ème cérémonie des Grammy Awards s’est déroulée le 4 février à la Crypto.com Arena de Los Angeles.
Voici un petit résumé de la soirée en deux videos.
Taylor Swift est entrée dans l’histoire des Grammy Awards en remportant le prix de l’album de l’année, considéré comme la récompense reine, pour la quatrième fois de sa carrière.
Avec cet honneur attribué à son disque Midnights, la chanteuse américaine s’inscrit ainsi au panthéon de la cérémonie comme l’artiste la plus récompensée pour ses albums, devant Frank Sinatra, Stevie Wonder et Paul Simon.
Et c’est Céline Dion qui a eu droit à son hommage, en venant récompenser Taylor Swift. Comme une amie que l’on est heureux de revoir toute la salle s’est levée pour l’accueillir. La québécoise, atteinte d’une maladie neurologique rare (le syndrome de la personne raide), n’était plus apparue en public depuis presque deux ans : « Cela me procure beaucoup de joie que de présenter ce Grammy Award, que deux légendes, Diana Ross et Sting, m’ont remis il y a 27 ans », a-t-elle déclaré avant de remettre son prix.
C’est une performance historique qui symbolise le palmarès de cette 66ᵉ édition : les artistes femmes sont pour la première fois les grandes gagnantes de la soirée car les quatre catégories reines des Grammys, ou big four, ont toutes été remportées par des femmes : Taylor Swift pour le meilleur album (Midnights), Miley Cyrus pour l’enregistrement de l’année (Flowers), Billie Eilish pour la meilleure chanson (What Was I Made For ?, BO du film Barbie) et Victoria Monét en tant que révélation.
La chanteuse R&B SZA a remporté trois Grammys, dont ceux de meilleur album R&B et meilleure chanson R&B, et le trio féminin Boygenius a également raflé deux trophées, dont meilleure chanson rock et meilleure performance rock.
À noter aussi que Joni Mitchell, 80 ans, a été récompensée, cinquante-cinq après son premier grammy, du meilleur album folk pour son album live Joni Mitchell at Newport, premier concert depuis la rupture d’anévrisme qui l’avait frappée en 2015; elle a livré, en fauteuil, une prestation digne d’une résurrection.
Le chanteur country Luke Combs a fait un carton avec une reprise de l’un des tubes de Tracy Chapman, son classique “Fast Car” (1988), ce qui lui a valu une nomination pour la Meilleure performance en solo dans la catégorie country; il a pu la chanter en duo avec Tracy Chapman qui faisait là l’une de ses rares apparitions en public.
Regardez la prestation de Kirk Franklin, qui a remporté le Grammy pour la meilleure performance-chanson Gospel avec « All things », et il l’a bien méritée; jugez-en plutôt :
Les Grammys savent nous gratifier de magnifiques séquence hommage aux artistes disparus.
En voici la preuve avec Annie Lennox qui chante « Nothing compares to you » popularisée en 1990 par Sinead O’Connor décédée le 26 juillet 2023, chanson écrite par Prince en 1984; Annie Lennox est ici accompagnée par Wendy et Lisa, musiciennes de Prince à l’époque.
Fantasia a chanté ensuite « Proud Mary » en hommage à Tina Turner.
Nous avons eu également droit à une performance de Billy Joël, qui vient de sortir un nouveau single, sa première production originale en près de 20 ans.
Même si ma préférée reste « Just the way you are », sortie en 1977…
Voici les principales récompenses des Grammys 2024; la liste complète est à retrouver sur le site de l’événement, et sur leur chaîne YouTube.
Album de l’année : Midnights, de Taylor Swift
Enregistrement de l’année : Flowers, de Miley Cyrus
Chanson de l’année : What Was I Made For ? (du film Barbie), de Billie Eilish et Finneas O’Connell
Révélation de l’année : Victoria Monét
Album rap de l’année : Michael, de Killer Mike
Album R&B progressif de l’année : SOS, de SZA
Album R&B de l’année : Jaguar II, de Victoria Monét
Album rock de l’année : This is Why, de Paramore
Album pop de l’année : Midnights, de Taylor Swift
Album de musique alternative de l’année : The Record, de Boygenius
Album musique du monde de l’année : This Moment, de Shakti
Album dance/electro de l’année : Actual Life 3, de Fred Again
Album country de l’année : Bell Bottom Country, de Lainey Wilson
Producteur de l’année : Jack Antonoff
Duo/groupe pop de l’année : Ghost in the Machine, de SZA et Phoebe Bridgers
Chanson R&B de l’année : Snooze, de SZA
Chanson rap de l’année : Scientists & engineers, de Killer Mike et Andre 3000, Future et Eryn Allen Kane
Chanson rock de l’année : Not strong enough, de Julien Baker, Phoebe Bridgers et Lucy Dacus
Performance metal de l’année : 72 Seasons, de Metallica
Vous pouvez trouver ici mes articles sur les précédentes cérémonies :